3.1

Des traitements aussi efficaces, mais avec moins d’antibiotiques

Titre de la recherche:

Effect of C-Reactive Protein-Guided Antibiotic Treatment Duration, 7-Day Treatment, or 14-Day Treatment on 30-Day Clinical Failure Rate in Patients With Uncomplicated Gram-Negative Bacteremia

Auteurs:

Elodie von Dach, PhD; Werner C. Albrich, MD; Anne-Sophie Brunel, MD; Virginie Prendki, MD; Clémence Cuvelier, MD; Domenica Flury, MD; Angèle Gayet-Ageron, MD, PhD; Benedikt Huttner, MD; Philipp Kohler, MD; Eva Lemmenmeier, MD; Shawna McCallin, PhD; Anne Rossel, MD; Stephan Harbarth, MD; Laurent Kaiser, MD; Pierre-Yves Bochud, MD; Angela Huttner, MD

Publication:

Journal of the American Medical Association (JAMA), juin 2020

Dans le cas des bactériémies, ces infections du sang relativement fréquentes mais potentiellement dangereuses, l’usage consiste à prescrire d’office un traitement antibactérien de 14 jours. Dans le cadre d’une étude multicentrique sur plus de 500 personnes, des médecins des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG et UNIGE), du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV et UNIL) et de l’Hôpital de Saint-Gall ont voulu vérifier s’il était possible d’administrer un traitement plus court, et donc moins susceptible de créer des résistances. Parmi les médecins figure le professeur Pierre-Yves Bochud, associé à la Faculté de biologie et de médecine de l’UNIL et médecin chef au Service des maladies infectieuses du CHUV.

Les résultats de l’étude révèlent qu’un traitement d’une durée réduite de moitié est tout aussi efficace. Tout en limitant l’apparition de résistances, une antibiothérapie d’une durée plus réduite ne diminue pas son efficacité. Les travaux montrent également qu’il est tout à fait envisageable de personnaliser le traitement selon les individus. Pour cela, il faut mesurer régulièrement le niveau de protéine CRP présente dans le sang et qui marque l’inflammation. Il s’agit d’un examen de routine fréquemment réalisé en cas d’infection.

Vers l’article