3.3

Infections du site opératoire

Les infections du site opératoire (endroit du corps où a lieu une intervention chirurgicale) figurent parmi les infections associées aux soins les plus fréquentes.

Une infection du site opératoire est considérée comme telle si elle survient dans les trente jours après l’intervention, ou durant l’année qui suit en cas de pose de prothèse (implant définitif tel que : valve cardiaque, prothèse articulaire, etc.). L’infection peut être superficielle ou affecter des zones plus profondes. La survenue d’une infection dépend principalement du type d’opération.

La survenue d’une infection dépend principalement du type d’opération.

La survenue d’une infection dépend principalement du type d’opération. Elle dépend aussi de l’état de santé du patient, de la technique opératoire, des mesures de prévention telles que l’asepsie, l’administration d’antibiotiques avant l’opération et la désinfection du site opératoire.

La méthode utilisée pour détecter et suivre les infections du site opératoire obéit aux règles édictées par l'organisme Swissnosowww.swissnoso.ch. Cette association suisse de médecins hospitaliers dédiée à la lutte contre les infections nosocomiales veille à sa bonne application par les hôpitaux. Swissnoso s’assure que le relevé des infections s’effectue avec rigueur, sans biais dans la sélection des patients.

Nous rapportons ici les résultats observés au CHUV de deux manières :

  • Les taux bruts d’infection. Ces résultats ne tiennent pas compte de la gravité de la situation des patients et de certains facteurs de risque.
  • Le ratio standardisé d’infections (SIR). Il s’agit du taux brut d’infections divisé par le taux des infections que l’on peut attendre, compte tenu de différents facteurs de risque comme l’état des patients. Un SIR inférieur à 1 signifie que l’hôpital a moins d’infections que les autres hôpitaux pour le même type d’intervention. Un SIR supérieur à 1 signifie que l’hôpital a plus d’infections que les autres hôpitaux pour le même type d’intervention. Cependant, lorsqu’une catégorie d’intervention touche peu de patients, une ou deux infections suffisent à faire augmenter le taux. Il faut donc prendre en compte une marge d’erreur ; les résultats indiquent si le taux d’infections du CHUV est dans la norme ou significativement trop élevé par rapport aux autres hôpitaux suisses.

En 2014, Swissnoso a évalué avec quelle qualité le suivi des infections du site opératoire était effectué au CHUV ; la note de 4 sur 4 a été attribuée. Ce résultat souligne la rigueur avec laquelle ces infections sont dépistées au CHUV.

Commentaires du graphique

Les taux d’infections du site opératoire qui sont hors normes font l’objet d’analyses approfondies et de mesures préventives avec les équipes chirurgicales, en particulier si elles montrent une tendance à la hausse. Le ratio standardisé d’infections (SIR) ne tient compte que partiellement des différents facteurs de risque. Ainsi, pour la chirurgie du côlon, le CHUV effectue davantage d’opérations en urgence que la moyenne des autres hôpitaux. Le risque d’infection étant plus élevé après des opérations réalisées dans ces conditions, ce facteur peut péjorer son résultat. Pour les appendicectomies, un taux d’infections plus élevé qu’auparavant peut s’expliquer par le fait que les appendicectomies les plus simples sont effectuées en ambulatoire et ne font de ce fait plus partie du programme de surveillance.

Les résultats présentés ci-dessous concernent la période d'octobre 2014 à septembre 2015, sauf lorsque indiqué par une astérisque; dans ce cas, la période de mesure est d'octobre 2013 à septembre 2014.

INFECTIONS DU SITE OPÉRATOIRE, RATIO STANDARDISÉ (SIR)

Taux d'infections brut

Ratio standardisé (SIR) dans la norme

Ratio standardisé (SIR) significativement plus élevé qu'attendu

Nombre d'interventions suivies