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Amélioration des prestations, organisation et développement de l’institution

Amélioration des prestations, organisation et développement de l’institution

Plan INCA: la robustesse du CHUV à l’épreuve des catastrophes

Le plan interne catastrophe (INCA) constitue l’ossature opérationnelle qui permet au CHUV de faire face à un afflux massif de patientes et patients ou à une menace atomique, biologique ou chimique. Il définit les chaînes de commandement, les procédures de mobilisation du personnel, les capacités d’extension des soins et la coordination interservices. En 2025, il s’est encore étoffé, intégrant le nouvel Hôpital des enfants à la cité hospitalière et les enseignements d’un exercice de grande ampleur mené à l’automne 2024. Loin d’être isolé, il s’articule avec les dispositifs ORCA du canton de Vaud et DIAM de la ville de Lausanne, dont le CHUV partage la responsabilité médico-organisationnelle.

L’année a aussi été marquée par l’Exercice intégré 2025 (EI 25), premier exercice national de gestion de crise combinant formats stratégique et opérationnel. Organisé par la Confédération et les cantons autour d’un scénario de menace hybride – cyberattaques, désinformation, perturbations physiques –, il visait à tester la coordination interinstitutionnelle et la résilience des chaînes décisionnelles. Le canton de Vaud a conduit en parallèle l’exercice miroir EI 25 Vaud, réunissant une vingtaine d’entités, dont le CHUV. A cette occasion, l’institution a entraîné son fonctionnement en mode de crise sur 48 heures, autour d’un scénario mêlant panne d’infrastructures et perturbation logistique. Disposer de plans internes solides et régulièrement testés, garantir l’interopérabilité entre les niveaux communal, cantonal et fédéral, assurer la continuité des soins en situation extrême: autant d’enjeux qui font du plan INCA un maillon essentiel de la préparation sanitaire du pays.

Value-based healthcare: mesurer ce qui compte pour les patientes et patients

Le 23 septembre 2025, le CHUV a fait salle comble pour un symposium consacré à la value-based healthcare (VBHC) – «Créer de la valeur en santé» –, qui a réuni près de 200 participantes et participants autour d’une question centrale: comment placer au cœur du système ce qui compte vraiment pour les patientes et patients? La rencontre a rassemblé cliniciennes, cliniciens, chercheuses, chercheurs, patientes et patients partenaires ainsi que des institutions de Suisse et de l’étranger.

La VBHC propose d’évaluer les soins non plus seulement à l’aune de leur volume ou de leur coût, mais des résultats qui améliorent concrètement la vie des personnes – qualité de vie, autonomie, sérénité. Les PROMs (patient-reported outcome measures) et les PREMs (patient-reported experience measures) en constituent un levier essentiel, à condition d’être intégrés à la relation de soin et non cantonnés aux rapports d’activité. Les échanges ont aussi mis en évidence les freins – culturels, organisationnels et financiers – à lever pour faire progresser cette approche en Suisse, en s’appuyant sur des atouts déjà présents: la motivation du personnel soignant, l’implication des patientes et patients et la volonté d’améliorer la pertinence des soins. Une orientation qui rejoint la démarche de médecine durable de l’institution.