Éditorial

Claire Charmet
Directrice générale

Message de Claire Charmet, directrice générale

L’année 2025 restera pour moi celle d’une rencontre: celle d’une institution dont j’ai pris la direction le 2 juin, et que j’ai découverte dans toute sa richesse et sa complexité. Le CHUV n’est pas seulement un hôpital. C’est un service public au sens le plus exigeant du terme: un lieu où chaque jour des milliers de professionnelles et professionnels soignent, forment et cherchent, au service de la population vaudoise et bien au-delà.

Ce que j’ai trouvé en arrivant, c’est d’abord cet engagement. Cet engagement s’exprime dans le quotidien du CHUV. Dans chaque service, j’ai rencontré des équipes fières de leur travail, attentives aux patientes et patients, enthousiastes de leurs projets d’améliorations continues et de qualité des soins et de leurs objets de recherche et d’enseignement. Il s’exprime dans l’ouverture de l’Hôpital des enfants, aboutissement de plusieurs années de travail et promesse d’une médecine pédiatrique à la hauteur des besoins. Il s’exprime dans la volonté partagée d’équiper les hôpitaux vaudois d’un dossier patient informatisé intégré et commun, chantier numérique sans précédent. Il s’exprime aussi, plus discrètement, dans l’accueil d’enfants blessés évacués de Gaza, dans une première consultation de dialyse à domicile ou dans une découverte scientifique publiée dans les plus grandes revues. Autant de visages d’une même vocation.

Mais 2025 fut aussi une année de lucidité. Le vieillissement de la population et l’évolution épidémiologique, la complexité croissante des prises en charge et des parcours des patientes et patients, la difficile mais nécessaire coordination des acteurs de soins et d’accompagnement autour de ces parcours, la raréfaction de certains métiers hospitaliers et une pression financière soutenue ne sont pas des perspectives lointaines: ce sont les réalités de notre quotidien. Y répondre suppose de transformer notre manière de travailler. C’est le sens du Plan stratégique 2024-2028 et du Plan Impulsion: retrouver des marges de manœuvre, non pour elles-mêmes, mais pour préserver notre capacité à investir dans ce qui compte – les soins, la relève, la recherche.

Ma conviction est qu’aucun de ces défis ne sera relevé en silos. La force du CHUV réside dans sa capacité à faire dialoguer les disciplines, les métiers et les institutions partenaires – l’ensemble du réseau de soins vaudois et romand, l’UNIL, l’EPFL ou Unisanté. La transversalité n’est pas un mot d’ordre: c’est la condition même d’une médecine universitaire pertinente, humaine et durable.

Ce rapport rend compte d’une année dense. Derrière chaque projet, chaque chiffre, chaque réalisation, il y a des femmes et des hommes engagés. Je tiens à les en remercier. C’est avec elles et eux, et avec celles et ceux que nous soignons, que nous continuerons à construire le CHUV de demain.

C’est un service public au sens le plus exigeant du terme: un lieu où chaque jour des milliers de professionnelles et professionnels soignent, forment et cherchent, au service de la population vaudoise et bien au-delà.

Le CHUV en quelques chiffres

53'583

patientes et patients
hospitalisé·e·s

67%

de femmes

115

nationalités représentées

99'877

urgences traitées

12'957

collaboratrices et collaborateurs
au 31 décembre 2025

2,0

milliards de francs de budget
(chiffre arrondi)