1

Soigner

En 2021, toujours impacté par la crise sanitaire, le CHUV a pu résorber en grande partie la chute d’activité subie en 2020. L’activité d’hospitalisation et d’hébergement a retrouvé son niveau de 2019, tandis que l’activité ambulatoire a retrouvé une dynamique de croissance de plus de 11%.

COVID-19 – La gestion d’une crise sans précédent qui perdure dans le temps

Au 1er janvier 2021, le CHUV commençait l’année avec le dispositif mis en place pour faire face à la deuxième vague de la pandémie, débutée en octobre 2020. Le dispositif de crise a notamment consisté à réorganiser constamment les services d’hospitalisation. Il a fallu également augmenter massivement les capacités de lits en soins intensifs afin de répondre à l’afflux des patientes et patients COVID-19.

En raison des besoins importants aux soins intensifs et afin de libérer du personnel soignant, un certain nombre d’opérations chirurgicales non urgentes ont dû être reportées. Pour maintenir les capacités de l’hôpital à remplir ses missions de soins à la population vaudoise, le CHUV a été contraint de transférer des patientes et des patients souffrant du COVID-19 vers d’autres hôpitaux romands et alémaniques.

Le CHUV a reçu comme mandat de coordonner les dispositifs des soins intensifs au niveau romand.

Par ailleurs, sous l’égide du canton, le CHUV a signé plusieurs conventions avec des cliniques privées. Ces accords ont permis de prendre en charge les personnes qui avaient besoin d’une intervention chirurgicale. Le CHUV a pu garder des disponibilités de lits en soins intensifs, intermédiaires et ordinaires, afin de répondre aux besoins des patientes et patients atteint·e·s du COVID-19. Une collaboration étroite a également été menée avec MV Santé.

Le CHUV a reçu comme mandat de coordonner les dispositifs des soins intensifs au niveau romand. Pour ce faire, les équipes ont instauré des contacts permanents avec l’ensemble des établissements de la région.

Le Département de médecine s’adapte pour accueillir les patientes et patients COVID-19

En raison de multiples réorganisations du travail, chaque vague de COVID-19 a demandé aux équipes une grande flexibilité. Avant même la gestion des différentes vagues et spécialement avant la cinquième vague, le Service de médecine interne a souvent été mis sous pression en raison de taux d’occupation élevés. Une cellule de conduite interprofessionnelle a été mise en place. A chaque fois, elle a démontré son agilité dans les prises de décision et a permis de répondre aux différents besoins cliniques, d’organisation des flux des patientes et patients, de gestion des ressources humaines ou de logistique associée à l’ouverture de lits supplémentaires.

Soins intensifs placés sous tension

Les vagues successives engendrées par la crise du COVID-19 ont conduit à augmenter le nombre de lits du Service de médecine intensive adulte de façon significative et pendant plus de 5 mois. Au plus fort de la crise en 2021, la mobilisation des équipes de l’institution a permis d’exploiter 52 lits. En temps normal, les soins intensifs sont dotés pour gérer un maximum de 35 lits certifiés.

Certains locaux du bloc opératoire réaffectés

Dès la deuxième vague, certains dispositifs mis en place au sein de l’institution ont été maintenus. C’était notamment le cas de la réaffectation de la salle de réveil du bloc opératoire rénové. Cette disposition a permis d’ouvrir jusqu’à 28 lits de soins intensifs supplémentaires. La fermeture temporaire de certains blocs a par ailleurs permis de libérer du personnel hautement qualifié pour répondre aux besoins de la prise en charge des personnes atteintes du COVID-19.

Le Service des urgences constate les effets de la pandémie

Depuis 2005, le Service des urgences du CHUV a connu une progression constante du nombre de consultations, de 3 à 4% par an. Cette tendance a été bouleversée en 2020 par la pandémie, avec une baisse de l’activité de l’ordre de 10%. Cette situation inédite s’explique par les mesures de confinement et par les réticences des personnes à consulter.

A eux seuls, les laboratoires ont assumé la prise en charge de plus de 110’000 dépistages, 14’000 sérologies et 6000 séquençages.

Durant le premier semestre 2021, l’activité est restée moindre. Mais depuis l’été 2021, le nombre de consultations aux urgences s’est mis à augmenter, atteignant des valeurs inédites. Ce recours accru aux urgences est multifactoriel: effet de rattrapage de retards de prise en charge ou de diagnostics, inquiétudes accrues des gens, tendance à favoriser le recours à l’hôpital et réadmissions plus fréquentes. Les personnes admises aux urgences sont aussi plus sévèrement atteintes, avec des taux d’hospitalisation plus importants.

Pour toutes ces raisons, et afin de garantir des capacités augmentées d’accueil en prévision des problématiques hivernales, la tente attenante au site des urgences construite en 2020 a été maintenue durant l’année 2021.

De nombreux autres services engagés pour gérer cette crise

De nombreux services et équipes du CHUV ont été impliqués pour optimiser la prise en charge des patientes et patients atteint·e·s du COVID-19. A titre d’exemple, les laboratoires ont assumé à eux seuls la prise en charge de plus de 110’000 dépistages, 14’000 sérologies et 6000 séquençages en 2021.

Le Centre Leenaards de la mémoire a quant à lui mis en place une nouvelle activité clinique en lien avec les complications neurologiques à long terme du COVID-19.

Le CHUV a participé à la mise sur pied du plus grand centre de vaccination du canton de Vaud.

La gestion de la pandémie dans les prisons a par ailleurs nécessité un important investissement et des adaptations régulières de l’organisation des soins. Plusieurs dépistages de masse (tests COVID-19) ont dû être réalisés. Un plan cantonal de vaccination a également été mis sur pied.

Deux centres de vaccination pour les collaboratrices et collaborateurs et la population

Dès le 25 janvier 2021, en complément du centre de vaccination déjà ouvert au CHUV depuis fin décembre 2020 pour la population, un centre temporaire a été ouvert pour la vaccination contre le COVID-19 du personnel du CHUV. Conformément aux recommandations cantonales tenant compte des doses de vaccins initialement disponibles, la vaccination a été ouverte prioritairement au personnel des services accueillant des patientes et patients souffrant du COVID-19 ou des personnes très vulnérables, avant d’être élargie dès le mois d’avril à l’ensemble du personnel travaillant en contact avec des patientes et patients. Jusqu’en mai 2021, ce centre de vaccination temporaire a ouvert à cinq reprises et administré plus de 6000 doses. Par la suite, la vaccination du personnel s’est poursuivie au centre de vaccination du CHUV, de même que pour l’administration de la dose de rappel dès l’automne 2021.

Participation du CHUV au Centre de vaccination de Beaulieu

Dans le cadre d’une campagne de vaccination sans précédent, le CHUV a participé à la mise sur pied et à l’organisation du plus grand centre de vaccination du canton de Vaud. Pendant presque une année, le CHUV a mis à disposition 78 médecins des Services des urgences, d’immunologie et allergie et de médecine interne. Il a également coordonné la contribution de médecins indépendant·e·s volontaires. Toutes et tous ont assuré la supervision clinique de l’administration des doses et ont garanti la prise en charge des situations d’urgence. Par une excellente collaboration avec les partenaires cantonaux et privés, le CHUV a pu adapter ses prestations avec flexibilité, au plus proche des besoins de la population vaudoise.

Consultez le détail des mesures mises en place au CHUV dans la Rétrospective COVID-19.